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PROJETS

Promotion des pratiques respectueuses de l’environnement pour la production durable des feuilles de baobab pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle des petits exploitants agricoles au Bénin

Le baobab fait partie des espèces pourvoyeuses de Produits forestiers non ligneux en Afrique. Parmi ces produits, on retrouve les feuilles de baobab largement consommées comme légumes par les ménages ruraux et comportant une teneur élevée en micronutriments et macronutriments. Parfois, les feuilles de l’arbre sont entièrement moissonnées en milieu naturel sauvage et les tendances prévoient une faible capacité des systèmes à satisfaire la demande sans cesse croissante. l urge donc d’intégrer la production de feuilles de baobab dans les systèmes traditionnels de culture. Ce projet vise donc à développer des méthodes rentables, respectueuses de l’environnement et permettant la production durable de feuilles de baobab pour assurer la sécurité alimentaire des petits producteurs dans les trois zones climatiques en république du Bénin. Notre méthodologie comporte trois parties: la recherche en station, les essais au champ sous contrôle chercheur et les essais au champ avec l’implication des producteurs. Différentes densités de plantation et doses de deux engrais organiques (compost et bouse/fiente) seront combinées avec différentes fréquences de prélèvement des feuilles de baobab. Les options les plus prometteuses seront alors retenues pour vulgarisation. Les partenaires du projet sont les O.N.G, les communautés locales, des producteurs et l’université d’Abomey-Calavi.

Pays: Bénin
Financement: RUFORUM
Période: 2015-2017
Statut: En cours

Le Coton biologique pour l’emploi, la croissance et l’environnement

Nous évaluons la capacité de production du coton biologique à améliorer les moyens d’existence des millions de ménages pauvres en Afrique Sub-Saharienne (ASS). Ces ménages dépendent de la production, la commercialisation, ou la transformation du coton mais courent le risque de perdre leur principale source de revenus, étant donné que la plupart des systèmes de production actuels de coton ne sont pas durables. En particulier en Afrique de l’Est, la chaîne de valeur du coton est confrontée à la concurrence internationale et une baisse de compétitivité en baisse due au aux faibles revenus des producteurs et l’accès difficile aux crédits et aux intrants agricoles; par contre en Afrique de l’Ouest l’utilisation massive des pesticides et des engrais chimiques a comme conséquence des graves problèmes environnementaux et de santé. La production du coton biologique peut permettre de résoudre ces problèmes, car elle limite l’utilisation des intrants chimiques et pourrait augmenter le revenu par en permettant la vente du coton de premier choix. Par ailleurs, aucune évaluation détaillée et comparative des coûts de production du coton conventionnel et biologique n’est actuellement disponible. Nous comptons développer et mettre en application un cadre interdisciplinaire pour évaluer les divers aspects des systèmes de production du coton en Afrique Sub-saharienne ; par exemple les résidus de pesticide, la fertilité du sol, les émissions de gaz à effet de serre, et les conditions économiques et sociales des éléments de la chaîne de valeur. Cette recherche produira des nouvelles connaissances qui stimuleront la production biologique, la réduction de pauvreté, et la création d’emplois tout en améliorant les moyens d’existence de milliers de ménages pauvres en Afrique sub-saharienne.

Pays: Benin, Tanzanie, Denmark
Financement: DANIDA
Période: 2015-2018
Statut: En cours

Amélioration de la résilience aux changements climatiques des écosystèmes agricoles le long des bassins-versants par le développement participatif de systèmes agroforestiers antiérosifs et fertilisants dans cinq pays ouest africains.

Le projet aborde les potentialités de l’agroforesterie dans la gestion durable des terres et l’intensification à moindres coûts environnementaux de l’agriculture sur les bassins-versants. Cet objectif implique une démarche qui permet de mesurer l’impact de différentes espèces ligneuses dans la conservation des eaux et des sols, d’identifier les systèmes et les pratiques agroforestiers les plus performants en terme de recyclage des éléments nutritifs et de conservation des eaux et de l’humidité du sol. Il aborde également les stratégies de gestion et de partages des connaissances générées afin de les rendre accessibles aux groupes cibles et aux bénéficiaires.

Pays: Benin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Niger, Mali
Financement: WECARD
Période: 2014-2016
Statut: En cours

Les palmiers sauvages du Bénin: utilisation, biodiversité, écologie, importance économique, et conservation

Les palmiers sauvages sont des espèces à usages multiples utilisées à des fins économiques, culturelles, alimentaires, médicinales en Afrique. La présente étude sera conduite au Bénin (6° et 12°50 N et 1° et 3°40 E) et couvrira les trois grandes zones climatiques du pays à savoir : la zone Soudanienne (9°45’-12°25’ N), la zone Soudano-guinéenne (7°30’-9°45’ N) et la zone Guinéo-Congolaise (6°25’-7°30’ N). Les objectifs de l’étude sont de (i) évaluer les connaissances endogènes des communautés rurales sur les palmiers sauvages du Bénin à travers l’analyse des perceptions sociales et la quantification de leur valeur d’usage ethnobotanique ; (ii) évaluer la biodiversité (richesse spécifique et diversité génétique) et la distribution des palmiers sauvages au Bénin; (iii) étudier la structure et la dynamique des populations des espèces de palmiers sauvages au Bénin; (iv) Evaluer l’importance économique des palmiers sauvages à travers l’étude des flux de commercialisation et du revenu généré aux communautés rurales par la vente de leurs produits et; (v) évaluer le gap de conservation par rapport aux palmiers sauvages en vue de leur conservation et de leur gestion durable au Bénin. Les retombées attendues pour les utilisateurs finaux des résultats du projet sont l’amélioration du statut de conservation des palmiers sauvages au Bénin, l’augmentation des revenus en milieu rural, le développement des activités économiques en milieu rural, la réduction du chômage, l’amélioration du niveau de connaissance et des conditions de vie en milieu rural, la réduction de l’exode rural.

Pays: Benin
Financement: University of Abomey-Calavi
Période: 2012-2015
Statut: En cours

Projet de mise au point de technologies de production et d’utilisation durables de biocarburant de Jatropha curcas pour une réduction de la pauvreté rurale en Afrique de l’Ouest.

Dans le contexte de forte variabilité aussi bien temporelle, spatiale que quantitative des précipitations, la diversification des cultures ouvrant les perspectives à la promotion de nouvelles filières agricoles capables d’accroître les revenus des paysans et ainsi de stimuler l’économie rurale et de réduire la pauvreté, est de plus en plus préconisée. Dans beaucoup de pays de l’Afrique de l’Ouest, les conditions agro-écologiques se prêtent à la culture de J. curcas. C’est une plante peu exigeante en intrants (engrais, pesticides), adaptée à la sécheresse, d’implantation facile par boutures ou graines et qui produit dès la première ou la deuxième année de plantation. Des expériences de plantation de J. curcas ont été menées par certains projets (projet Jatropha au Mali, projet de l’ONG EnterpriseWorks et le programme National Jatropha au Sénégal, projet Ilaria et Belwet au Burkina Faso, le projet GERES au Bénin). Les investisseurs affichent un engouement pour la production de biodiesel. Malgré ce contexte favorable, la durabilité des programmes de culture de J. curcas initiés par certains Etats et les investissements réalisés par des promoteurs économiques pourraient être compromis par l’insuffisance et le caractère fragmentaire des connaissances scientifiques encore disponibles sur cette plante. Le déficit de technologies pour la transformation de l’huile et d’équipements pour l’utilisation de biocarburant constitue un handicap majeur. La présente proposition s’intéresse à ces questions de recherche encore non élucidées. Elle s’inscrit dans le cadre d’une continuité avec les programmes portant sur l’amélioration de la productivité des plantations de J. curcas et la maîtrise de ses impacts environnementaux et économiques mis en œuvre ces dernières années en Afrique de l’Ouest. Cette proposition se fait fort d’aborder le problème par une approche holistique intégrant la gestion optimale des systèmes J. curcas (systèmes de culture et gestion des plantations), l’augmentation des services rendus par ces systèmes (amélioration de la fertilité du sol, production d’huile, génération de revenus, protection des sols) et la maîtrise de ses impacts sur l’environnement et les communautés rurales. L’objectif spécifique est de mettre au point des technologies de production et d’utilisation durables de biocarburant de J. curcas.

Pays: Senegal, Benin, Burkina-Faso
Financement: African Union
Période: 2012-2015
Statut: En cours

Harmonisation des méthodes d’étude de la flore et de la végétation en Afrique de l’Ouest.

Le présent projet de recherche porte sur l’évaluation de l’efficience des formes et dimensions des placeaux d’inventaire (relevés) dans l’analyse et l’estimation des paramètres structuraux et phytosociologiques des formations végétales d’Afrique de l’Ouest. A cet effet, les formations végétales représentatives des zones climatiques guinéenne, soudanienne et sahélienne du Bénin, du Burkina Faso et du Niger constitueront l’objet de l’étude. Les travaux vont consister en des inventaires dans 15 placeaux carrés de 1 ha de superficie. Chaque placeau de 1 ha sera maillé en 100 quadrats de 1 are chacun. Dans chaque quadrat, le diamètre de tous les arbres ainsi que la liste de leur espèce avec leur abondance sera notés. Le temps d’inventaire complet de chaque placeau de 1 ha par une équipe de 3 personnes sera enregistré. A partir des 100 quadrats de chaque placeau de 1 ha, 15 placettes indépendantes de différentes formes et dimensions seront identifiés en groupant des quadras contigus de 1 are. La variance des valeurs propres de la matrice des coefficients d’abondance des espèces dans les 15 placettes sera utilisée comme critère de précision des formes et dimensions des 15 placettes dans l’analyse phytosociologique des formations végétales. Pour évaluer l’efficacité des formes et dimensions des placeaux dans l’estimation des paramètres structuraux de végétation, la relation entre le biais d’estimation de la surface terrière des arbres et la taille des placeaux d’inventaire sera modélisée pour chaque forme en appliquant la loi de Smith aux variances intra-placettes. L’efficience des formes et tailles des placeaux sera évaluée en combinant l’efficacité au temps d’inventaire à travers la formule de Kohl (2006).

Pays: Benin, Burkina, Niger
Financement: PAES/ECOWAS
Période: 2012-2014
Statut: Terminée